Mieux produire

Agents de plaine : qui se cache derrière la frite McCain ?

La qualité de la frite McCain repose en grande partie sur leurs épaules. Les agents de plaine parcourent la France à la rencontre des quelques 900 producteurs de pommes de terre en contrat avec l’entreprise familiale canadienne.

Sillonner les campagnes, c’est le quotidien de l’agent de plaine. Cette profession méconnue, à mi-chemin entre le technico-commercial et l’ingénieur agronome, est devenue indispensable. Et pour cause, ils accompagnent les agriculteurs de la plantation à la récolte mais aussi pour le stockage. Ils font en quelque sorte le lien entre le champ et l’usine.

L’agent de plaine vit au rythme de la pomme de terre : de la plantation à la livraison, il suit les saisons, le travail des agriculteurs et les besoins de l’usine.

Tous les jours, Cyril Victor, agent de plaine chez McCain, se rend sur les exploitations des producteurs de pommes de terre qu’il suit entre la Seine Maritime, la Picardie, le Pas-de-Calais et la Somme. Au total, il supervise une centaine de producteurs représentant 1800 hectares. Sa mission ? S’assurer de la qualité des récoltes. « Mon objectif est de livrer à l’usine une pomme de terre de qualité pour obtenir les meilleurs frites possibles. Pour cela, je conseille l’agriculteur dans sa production et lui permets de réaliser une bonne récolte, mais aussi de faire des marges. »

Depuis bientôt trois ans, Cyril Victor vit au rythme de la pomme de terre : de la plantation à la livraison, il suit les saisons, le travail des agriculteurs et les besoins de l’usine.

PDT

Renouveler les contrats

Dès le mois de janvier, il part à la rencontre des producteurs pour renouveler leur contrat avec McCain. « Certains collaborent avec nous depuis quinze ou vingt ans. En parallèle de cette fidélisation, je démarche de nouveaux producteurs afin qu’ils nous rejoignent », raconte l’agent de plaine.

L’idée est de pousser les agriculteurs à produire mieux.

En France, 900 producteurs de pommes de terre sont partenaires de McCain. Ils sont 2000 en Europe. Pour l’agriculteur, une telle collaboration est l’assurance de maintenir un niveau stable de production et de revenus – McCain achète souvent 80% de la production de ses agriculteurs. C’est aussi l’opportunité d’évoluer dans un secteur en perpétuelle amélioration grâce à la mise en place de bonnes pratiques. 

Conseiller les agriculteurs

A partir de la plantation en mars, et jusqu’à la récolte d’août à novembre, l’agent de plaine conseille les agriculteurs sur les pratiques agricoles responsables telles que l’application de produits phytosanitaires de façon raisonnée, le choix des variétés de pommes de terre, l’entretien des bâtiments, le matériel… Au moindre doute, à la moindre question, le producteur peut contacter son agent de plaine référent qui lui fournira tous les conseils nécessaires au bon déroulement de la campagne.

Renald Lucas, responsable des agents de plaine pour le Nord Est de la France, précise : « Nous demandons à nos agriculteurs d’être certifiés « Global GAP » (Good Agricultural Practices). Il s’agit de 224 critères à respecter, notamment dans le domaine de l’environnement et la sécurité alimentaire. Cette certification est maintenant obligatoire pour pouvoir être affilié à McCain. Un audit est également effectué chaque année par un organisme extérieur. »

L’idée est de pousser les agriculteurs à produire mieux. Comment ? En réduisant l’utilisation des pesticides, en rationalisant l’usage de l’eau et en les incitant à développer la diversité des cultures au sein de leur ferme.

Livrer au bon moment

Enfin, l’arrachage et la livraison sont impulsés par l’agent de plaine. « Tous les mois, explique Renald Lucas, l’agent prélève un échantillon chez l’agriculteur afin de vérifier la qualité de la pomme de terre. Et s’il juge que la récolte ne peut attendre, il conseille d’accélérer la livraison. » Cyril Victor essaie de trouver l’équilibre parfait entre les besoins de l’usine et le travail du producteur. « Ce n’est pas toujours simple de satisfaire tout le monde, affirme-t-il. Mais L’important est d’avoir un bon relationnel, d’établir un lien de confiance avec le l’agriculteur et de bien connaître son métier. »

Chez McCain, entre l’usine et le champ, il n’y a jamais plus de 150 kilomètres. De quoi promouvoir la production locale, réduire les coûts et les dépenses énergétiques. Trois éléments au cœur du métier d’agent de plaine.

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