Mieux produire

Kimbal Musk, le futur de l’agriculture urbaine ?

Dans la famille Musk, on connaît surtout l’aîné, Elon. Un milliardaire, roi de la Silicon Valley, qui ambitionne d’envoyer ses congénères sur Mars. Si son petit frère, Kimbal Musk, se fait un peu plus discret, il a tout autant d’ambitions. Son dada à lui ? La nourriture saine et locale. Il a récemment présenté son dernier projet en date : « Square Roots », un accélérateur pour entrepreneurs-agriculteurs désireux d’explorer les promesses de la ferme urbaine verticale.

La food-tech pour responsabiliser l’agriculture

Situé dans une ancienne usine de Pfizer dans le quartier de Brooklyn à New-York, le lieu doit accueillir cet automne des jeunes entrepreneurs dont l’ambition est de développer des projets dans le monde de la food-tech. « On veut former des entrepreneurs pour produire toute l’année des fruits et des légumes sans OGM qui ont du goût et pour les vendre localement », explique Kimbal Musk dans un post publié fin août sur Medium.

Une philosophie qui rappelle celle de « the Kitchen », la chaine de restauration qu’il a créé voilà dix ans à Boulder dans le Colorado, et qui propose à sa carte des produits de qualité venant de producteurs locaux. Autour de cette enseigne, l’homme d’affaire a également créé des jardins d’apprentissage dans plusieurs écoles aux Etats-Unis, afin de sensibiliser les jeunes générations sur l’environnement, l’alimentation saine et la production alimentaire.

Verticalité et hydroponie

Pour ce nouveau projet « Square Roots », chaque startup se verra bénéficier d’une mini-ferme verticale installée dans un ancien conteneur et mise à sa disposition 24h/24h et 7 jours sur 7. Les fermiers urbains pourront y faire pousser légumes, fruits et herbes. Les plantes seront cultivées en hydroponie c’est à dire avec les racines dans l’eau plutôt que dans la terre et sous la lumière des LED.

square-roots

Les conteneurs auront une superficie au sol de seulement 30 m2, avec une température intérieure contrôlée. L’idée est d’y faire pousser des cultures sur plusieurs niveaux, afin de produire un maximum de végétaux. « Les fermiers auront un rendement annuel équivalent à deux hectares de terrain extérieur », assure Kimbal Musk. Autre avantage de ce système de ferme verticale selon l’homme d’affaire : ces cultures utilisent 80 % d’eau en moins, que les fermes traditionnelles. «  C’est un potentiel énorme pour faire pousser de la vraie nourriture dans un espace réduit et en utilisant peu de ressources », résume-t-il.

Recruter les néo-fermiers

Pour développer leur activité, les jeunes agriculteurs pourront aussi bénéficier des larges réseaux de Kimbal Musk et de son associé sur ce projet, Tobias Peggs. Pour ce duo de serial entrepreneurs, l’enjeu du projet est bel et bien de créer une nouvelle génération de fermiers urbains innovants.

vertical-farming

Le projet Square Roots compte une soixantaine d’investisseurs du monde des food-techs, dont GroundUp, Lightbank, ou encore FoodTech Angels. Tous ces investisseurs, avec ceux des startups sélectionnées, assureront notamment le financement des semences et du matériel nécessaire.

Actuellement, le recrutement des jeunes fermiers est toujours en cours. Mais Kimbal Musk voit déjà plus loin : si cette première expérience se révèle concluante, il imagine déjà ouvrir d’autres fermes verticales dans New-York, voire dans d’autres villes du pays.

Un commentaire :

  1. Albertini dit :

    Quelle qualités nutritives des legumes produits de cette facon? Quel impact de la pollution sur ces cultures?
    Il faug associer des chercheurs à ce projet pour demintrer les bienfaits au niveau de la santé et pas seulement au niveau economique.
    Tres interessant!

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