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La COP 22 : passer des parole aux actes

La Conférence des Parties de la Convention-Cadres des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Pour Cette 22ème session mondiale, un leitmotiv : passer à l’action.

C’était le 12 décembre 2015. Devant l’assemblée plénière de l’ONU et les caméras du monde entier, le ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius annonçait l’adoption d’un accord historique pour limiter le réchauffement climatique sous la barre des 2°C.

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Dix mois plus tard, le texte va bientôt entrer en vigueur. Et là aussi c’est historique. En effet, il avait fallu huit ans au protocole de Kyoto, voté en 1997, (pour) entrer en vigueur.

L’accord de Paris doit être ratifié par au moins 55 pays représentant au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre pour devenir applicable. Or, en l’espace de quelques semaines cet automne, les principaux pollueurs de la planète se sont bousculé au portillon pour ratifier le texte : Etats-Unis, Chine, Inde et UE. Au final, à l’heure actuelle, 72 pays, représentant 56,75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, se sont engagés dans la procédure.

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Résultat : l’accord de Paris devrait entrer en vigueur à la veille de l’ouverture de la COP 22 à Marrakech, le 7 novembre prochain. C’est pourquoi les organisateurs de l’événement présentent le sommet comme celui de « l’action ».

Seuls les pays ayant ratifié l’accord de Paris pourront prendre part aux décisions pendant la conférence. Les autres, soit actuellement 125 pays, auront le statut d’observateur.

Les pays signataires de l’accord de Paris vont devoir passer des paroles aux actes, en élaborant leurs plans nationaux d’adaptation. L’enjeu est de concrétiser les différents axes retenus dans le texte, notamment ceux qui ont trait à l’adaptation, la transparence, le transfert de technologies et les pertes et préjudices. Pour Nizar Baraka, président du comité scientifique de la Cop22, « Nous devons encourager nos pays respectifs à s’engager de manière forte, dans les secteurs liés à l’économie verte afin de profiter des opportunités en terme de croissance et d’emploi qui y sont associées ».

L’organisation de l’événement sur le continent africain se veut aussi comme un symbole fort pour faire entendre la voix de tous les pays du Sud. L’un des enjeux du sommet est de permettre aux pays les plus vulnérables sur le plan climatique de bénéficier de l’aide financière nécessaire pour faire face aux défis des changements climatiques. Lors de la COP 21, les pays riches se sont en effet engagés à verser aux pays les plus pauvres 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Aujourd’hui, les étapes et les modalités de financement restent à définir.

Autre enjeu fort de l’événement : harmoniser les contributions nationales pour instaurer la confiance. Il s’agira de définir les termes d’un nouveau système universel de transparence, avec des indicateurs garantissant le caractère équitable et responsable de ces contributions nationales, par exemple pour identifier les sources de données. L’objectif étant d’évaluer les progrès collectifs.

Pour Driss El Yazami, chef du pôle de la société civile de la COP22, «Même si les responsabilités historiques et les effets à venir sont inégalement répartis, c’est bien ensemble que nous nous devons de réagir. L’urgence climatique exige de nous en quelque sorte, de retrouver l’universalisme. »

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