Mieux manger

Lexique des régimes alimentaires

Régime végétarien, flexitarien ou encore vegan : vous ne savez pas à quels saints aliments vous vouer ? Pour vous aider à y voir plus clair, nous faisons le point sur ces chapelles alimentaires.

L’assiette attentive

Comme le remarquaient un rapport de Terra Nova de 2017 ou une recommandation de l’ONU de 2010, diviser la consommation de chair animale est une nécessité pour notre planète. L’impact prouvé de l’élevage bovin sur l’augmentation des gaz à effets de serre pousse à adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Dans les pays développés, la part de viande consommée a tendance à réduire et deux “nouveaux|” régimes alimentaires ont la part belle.

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Le régime flexitarien désigne celles et ceux adoptant un régime végétarien la plupart du temps tout en s’autorisant des écarts en mangeant viande ou/et poisson. Selon un article du Monde, citant une étude du cabinet Kantar, « un tiers des foyers français comportent au moins un « flexitarien ». Si ce nombre est stable depuis 2016, il a en revanche augmenté en deux ans, passant de 25 % en 2015 à 34 % aujourd’hui. » Tandis que chez les pescetariens, on a fait une croix sur une des principales sources des gaz à effets de serre : la viande bovine, ainsi que les autres viandes (rouge et blanche). Mais poisson et fruits de mer sont toujours au menu.

V comme Vendetta

Ils mènent un combat contre le système de production industrielle carnée ou renoncent à toute exploitation animale. Le régime végétarien exclut la consommation de toute sorte de viande. Un végétarien ne consomme donc pas de poisson, ni aucun fruit de mer. En revanche, contrairement aux végétaliens et aux vegan, les végétariens consomment des œufs, du lait et du fromage. En 2017, 11% des 16-25 déclaraient avoir renoncé à la viande.

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Comme les végétariens, les végétaliens ne consomment pas de viande (rouge, blanche, poisson, fruits de mer). Mais contrairement à eux, ils ne consomment aucun produit d’origine animale, et ont donc fait une croix sur les oeufs, le fromage, le lait et le miel. Dans les années 1940, Donald Watson, un professeur de menuiserie britannique, créa le mot « vegan » en utilisant les premières et dernières lettres du mot « vegetarian », en réaction à la cruauté envers les animaux qu’il déplorait dans la société fermière et industrielle qui l’entourait. De là est née la Vegan Society dont le mot d’ordre est le suivant : « Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. » Il va, en cela plus loin que le régime végétalien, puisqu’il s’agit d’adopter un mode de vie refusant tout produit d’origine animale (alimentation, cosmétiques, vêtements, etc.)

Que du premier cru

Qui l’eut cru ? Les nutriments sont mieux préservés lorsque les aliments ne sont pas cuits.

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La règle d’or chez les crudivores est de ne jamais porter un aliment à plus de 42 degrés. Comme toutes les autres espèces du règne animal, les crudivores mangent leur nourriture cru, à l’état brut. Ils peuvent donc être végétaliens (on dit qu’ils sont crudi-végétaliens), végétariens (crudi-végétarisme). Mais attention, certains peuvent adopter un régime omnivore incluant les produits carnés (œufs crus, viande séchée…). Le cru intéresse même les chefs : l’Italien Alessandro Porcelli a ainsi créé le collectif « Cook it Raw », où figurent d’autres noms connus des fourneaux comme Alexandre Gauthier ou Inaki Aizpitarte.
Cousins éloignés des crudivores, les fruitariens — vous vous en doutez — consomment exclusivement des fruits. C’est une pratique temporaire utilisée pour perdre du poids, mais certaines personnes l’adoptent sur des périodes plus longues.

Les intestins aux commandes

Tandis que les liquidariens, eux, optent pour une régime exclusivement composé de jus (de fruits ou de légumes) mais aussi dans lesquels s’engouffrent des nouveaux entrants comme la start-up Feed.

Cette dernière entend vous faire gagner du temps sur vos déjeuners et dîners en vous permettant de boire votre repas. D’autres font le pari de satisfaire avant tout notre microbiome, les microbes présents dans notre appareil digestif et qui déterminent nos goûts et notre digestion. Nutrigenomix, start-up canadienne, propose ainsi de déterminer votre profil alimentaire par un test salivaire. Selon vos résultats, vos repas devront adopter davantage d’oméga 3, de fibres ou de céréales pour régime alimentaire entièrement personnalisé.

Et si c’était le futur ?

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