Mieux produire

Lutter contre le gaspillage alimentaire grâce… aux végétaux

Les fruits et les légumes flétrissent rapidement. Pour lutter contre le gaspillage, la solution se trouve peut-être dans les végétaux eux même.

Dans le monde, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), le volume de gaspillage alimentaire est estimé à 1,6 milliard de tonnes par an. En France, selon un rapport de 2016 de l’Ademe, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées, soit près de 30 kilogrammes par an et par personne. Des chiffres qui font froid dans le dos quand on sait que 10 % de la population mondiale, soit 795 millions de personnes selon les derniers chiffres de la FAO (2015) souffrent de sous-alimentation.

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Alors pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les consommateurs sont appelés à être plus responsables en achetant par exemple en moins grande quantité. Mais alors, que faire contre le gaspillage causé par la détérioration des aliments frais ? Aux Etats-Unis, 40 % des fruits et légumes produits terminent à la poubelle. Le principal problème : ils pourrissent trop vite. C’est en partant de ce constat que l’entreprise américaine Apeel Sciences compte créer « des produits comestibles à partir d’extraits de plantes naturelles qui permettent aux producteurs de réduire la dépendance à l’égard des pesticides, d’accroître la qualité des produits et d’offrir une durée de conservation supérieure. » L’entreprise compte s’attaquer à plusieurs facteurs : chez le producteurs en remplaçant au maximum les pesticides par des produits d’origine naturelle, et chez le consommateur en lui permettant de conserver plus longtemps ses fruits et légumes.

Concrètement, l’entreprise utilise des produits naturels pour protéger les produits récoltés. Pour cela, Apeel Sciences a notamment mis au point deux produits : Edipeel et Invisipeel. L’un pousse avec le végétal, l’autre est ajouté, comme une fine couche. Les deux sont en phase de test, mais les premiers résultats semblent prometteurs : les fruits et légumes pourrissent moins vite. Après récupération de la peau des raisins jetée après extraction du jus ou des branches des brocolis, ils confectionnent une deuxième peau aux végétaux. Des micro-pelures végétales protègent ainsi la surface des fruits afin de ralentir l’oxydation et la perte d’eau qui provoquent le flétrissement. Le fruit a un aspect appétissant plus longtemps et développe beaucoup moins vite des moisissures ou des champignons et a donc moins de chance de terminer à la poubelle avant même d’être consommé. Cependant, ces dernières années, les mentalités évoluent : en 2014, Intermarché lançait une campagne en faveur des fruits et des légumes moches. Une manière de lutter contre l’uniformisation et la standardisation des produits. Donc de lutter contre le gaspillage alimentaire.

 

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